Marianne s'en va-t-au moulin - Chanson Folklorique Québécoise
Une chanson traditionnelle française bien implantée au Québec depuis le XIXe siècle. Attestée en France avec de nombreuses variantes (cataloguée notamment par Coirault sous le type « Marianne au moulin ou l’âne mangé à la porte du moulin »), elle a été recueillie et adaptée au Québec par Ernest Gagnon, qui la publie en 1865 dans Chansons populaires du Canada. Gagnon note qu’on y a remplacé « Martin » par « Catin », les ânes étant peu familiers aux campagnes québécoises. La version québécoise la plus répandue, popularisée notamment dans les recueils de La Bonne Chanson, est une version humoristique et espiègle plutôt que franchement grivoise. L’histoire : la jeune Marianne se rend au moulin sur son âne Catin. Le meunier lui dit d’attacher son âne derrière le moulin. Pendant que le moulin tourne, un loup rôde et mange l’âne. Marianne pleure ; le meunier lui donne cent écus pour en racheter un autre. De retour chez elle, son père lui demande ce qu’elle a fait de son âne. Avec aplomb, elle répond : « C’est aujourd’hui la Saint-Michel, que tous les ânes changent de poil… j’vous ramèn’ le même âne, Catin, qui m’porta au moulin ! » Version festive trad-folk, grand format concert extérieur : voix masculine puissante en joual, double fiddle endiablé, podorythmie, contrebasse marchante, trompette, trombone et chorale mixte en appel-réponse sur les chœurs « Ma p’tit’ mamzell’ Marianne… Catin ». L’énergie d’un grand party en plein air !
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